Être gaucher aujourd’hui

Faites-vous partie des 9 millions de gauchers en France ? Ce nombre représente 13 % de la population. Les gauchers suscitent beaucoup d’interrogations et d’idées reçues. Dans nos sociétés modernes, ne pas être droitier a pu, à une certaine époque, être mal vu, en particulier à l’école. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Que signifie «être gaucher» ?

La langue française n’est pas tendre avec les gauchers. Le côté gauche est toujours dévalorisé : on dit de quelqu’un qui est maladroit qu’il est «gauche», quand on se réveille de mauvaise humeur, on «se lève du pied gauche». Pire encore, en latin, «gauche» se disait «senestre» et a donné en français le mot… «sinistre» ! Cela fait froid dans le dos !

On a cru pendant longtemps que les gauchers étaient moins intelligents que les droitiers. Tordons le cou immédiatement à cette idée reçue. Les uns ne sont ni plus ni moins intelligents que les autres. Simplement, chez les gauchers, l’hémisphère droit du cerveau prédomine, ce qui les rend généralement performants dans les intelligences kinesthésique (l’intelligence des mouvements) et spatiale (l’intelligence des images, des espaces et des dimensions).

L’écriture du gaucher

Étant donné que nous écrivons de gauche à droite, il existe une différence entre l’écriture d’un gaucher de celle d’un droitier. Alors que ce dernier tire le stylo, le gaucher, lui, le pousse. Cette action rend le geste moins facile et le poignet peut se courber. L’écriture peut alors manquer de confort et de lisibilité. Il existe des outils et des méthodes qui aident les gauchers à adopter le geste d’écriture qui correspond à leur main dominante. Le but est d’apprendre à tenir son stylo sans crisper la main et garder le poignet dans l’alignement de l’avant-bras.

Être gaucher à l’école : fini les gauchers contrariés !

Autrefois, les enfants devaient tous écrire de la main droite. Ceux qui avaient besoin de se servir de la gauche subissaient des méthodes inimaginables aujourd’hui : on leur attachait la main considérée comme mauvaise dans le dos, ils recevaient des coups de règles… Heureusement, les mentalités évoluent?! Aujourd’hui, le Ministère de l’Éducation nationale demande aux enseignants de «laisser l’enfant choisir avec quelle main il préfère écrire en début d’apprentissage de l’écriture, sans imposer la main droite et observer son comportement». En théorie, il ne devrait plus y avoir de gauchers contrariés.

Enfin des outils adaptés !

En réalité, si certains gauchers sont en difficulté, le problème ne vient pas d’eux, mais du monde qui est construit pour les droitiers. La bonne nouvelle est qu’il existe des outils adaptés :

  • Les stylos plumes : ils sont conçus avec une plume qui glisse même quand on la pousse pour écrire. Ils facilitent l’écriture et causent moins de taches que ceux dont la plume accroche le papier.
  • Les règles et équerres : au lieu d’être à gauche, le 0 est à droite, car le gaucher tire son trait de la droite vers la gauche.
  • Les ciseaux : les lames sont inversées ce qui permet de voir la ligne de coupe sans avoir à les tourner.
  • Les taille-crayons : naturellement, un gaucher tient son taille-crayon dans la main droite et tourne le crayon dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Les lames des taille-crayons adaptés sont inversées pour permettre ce geste.

 

Être gaucher aujourd’hui ne doit plus être une difficulté. Chacun possède une main dominante et doit apprendre à s’en servir. En cas de difficulté, il existe des outils et bien sûr la rééducation en écriture pour corriger son geste.

 

Voici une vidéo du blog de David Louapre pour compléter cet article :

Et vous, êtes-vous gaucher ? Avez-vous des difficultés particulières ou des conseils à donner ? Dites-moi tout en commentaires !

Si vous avez besoin d’un rendez-vous, vous pouvez réserver en ligne une séance.

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