Votre enfant a des difficultés en maths et vous cherchez de l’aide. Vous tombez sur des cours particuliers, du soutien scolaire, des stages de révision, et sur un mot moins connu : la remédiation logico-mathématique. Les deux ne font pas le même travail. Choisir le bon vous évitera de payer des mois de cours qui ne changent rien. Car des années de cours particuliers ne remplacent pas un raisonnement qui n’a jamais été construit.
Le soutien scolaire reprend ce qui a été vu en classe
Le soutien scolaire part du programme. L’intervenant reprend la leçon, réexplique la technique, fait refaire des exercices du même type que ceux de la classe. L’objectif est que l’élève réussisse le prochain contrôle et suive le rythme.
C’est une bonne réponse dans plusieurs situations :
- l’enfant a manqué des cours ou a changé d’école en cours d’année ;
- il a compris, mais il lui manque de l’entraînement ;
- il ne sait pas organiser son travail ni réviser ;
- il a besoin qu’on lui explique une seconde fois, plus lentement.
Dans ces cas-là, quelques semaines de soutien suffisent souvent, et les progrès se voient vite.
La remédiation logico-mathématique travaille en amont
La remédiation ne part pas du programme, elle part de l’enfant. On ne cherche pas ce qu’il sait, on cherche comment il pense.
Pour comprendre une leçon de maths, un élève s’appuie sur des raisonnements qui ne sont jamais enseignés en tant que tels : classer, ordonner, comparer, comprendre qu’une quantité ne change pas quand on la déplace, qu’un tout contient ses parties, qu’une dizaine est à la fois «un» paquet et «dix» unités. Ces raisonnements se construisent peu à peu pendant l’enfance. Quand l’un d’eux est fragile, tout ce qui s’appuie dessus reste bancal, même si l’enfant travaille beaucoup.
En séance, l’élève manipule du matériel, cherche, se trompe, recommence, et surtout explique ce qu’il fait. Je ne lui montre pas la bonne méthode : je l’amène à la trouver, parce qu’un raisonnement qu’on a construit soi-même ne s’oublie pas après le contrôle.
Les différences, point par point
- Le point de départ. Le soutien part de la leçon du moment. La remédiation part d’une évaluation du raisonnement de l’enfant.
- Le contenu. Le soutien fait refaire des exercices scolaires. La remédiation propose des situations à manipuler, souvent très éloignées du cahier de maths.
- L’erreur. En soutien, on la corrige. En remédiation, on s’y arrête : elle montre où en est l’enfant.
- La durée. Le soutien peut être ponctuel. La remédiation s’inscrit dans le temps, à raison d’une séance par semaine.
- Le résultat attendu. Le soutien vise la note suivante. La remédiation vise à ce que l’élève comprenne enfin ce qu’il fait, ce qui finit par se voir sur les notes, mais plus tard.
Comment savoir ce dont votre enfant a besoin ?
Certains indices ne trompent pas et orientent vers la remédiation :
- le soutien scolaire a déjà été essayé, parfois pendant des années, sans effet durable ;
- il réussit l’exercice avec vous le soir et ne sait plus le faire le lendemain ;
- il apprend tout par cœur, y compris ce qui devrait être compris ;
- devant un problème, il demande «c’est quelle opération ?» ;
- il applique une technique sans pouvoir dire pourquoi elle fonctionne ;
- les difficultés ne datent pas de cette année : elles remontent au CP ou au CE1.
À l’inverse, si les difficultés sont récentes, limitées à un chapitre, ou liées à un manque de travail, commencez par le soutien.
Les deux peuvent aussi se compléter : la remédiation reconstruit les bases pendant que le soutien aide à tenir le rythme de la classe.
Ce que la remédiation n’est pas
La remédiation logico-mathématique est une démarche pédagogique et éducative. Elle n’est pas un soin, elle ne pose pas de diagnostic et elle n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie. Si vous vous interrogez sur un trouble des apprentissages, c’est vers votre médecin ou un orthophoniste qu’il faut vous tourner. Le compte rendu que je remets après l’évaluation peut d’ailleurs vous aider à savoir à qui vous adresser.
Par où commencer ?
La remédiation commence toujours par une évaluation logico-mathématique. Elle se déroule sur deux rendez-vous de deux heures et aboutit à un compte rendu écrit, avec un plan de travail adapté à votre enfant. Je reçois les élèves du CP à la 3e à Bondoufle, en Essonne, le jeudi et le vendredi.
Vous hésitez entre soutien scolaire et remédiation ?
L’évaluation logico-mathématique permet de trancher : elle montre si les bases du raisonnement sont en place.
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