Préparer l’écriture : 5 activités du quotidien pour muscler la main de votre enfant

Votre enfant serre son crayon à s’en blanchir les doigts. Il fatigue au bout de trois mots. On vous a conseillé des fiches de tracés à repasser ? Laissez-les de côté.

Repasser sur des lettres ou des formes déjà dessinées n’apprend pas à écrire. L’enfant suit une ligne avec les yeux, sans construire son propre geste. Au cabinet, c’est une pratique que j’évite, et c’est bien cela qui fait la force des résultats.

Ce qui prépare vraiment la main à l’écriture, ce sont des gestes concrets, ceux de la vie de tous les jours. Voici 5 activités à faire à la maison, sans matériel particulier.

Pourquoi des activités du quotidien plutôt que des fiches ?

Pour écrire sans douleur et longtemps, la main a besoin de trois choses : de la force dans les doigts, une bonne pince entre le pouce et l’index, et un poignet souple qui sait tourner. Aucune fiche ne développe cela. Un geste répété avec un vrai objet, une vraie résistance et un vrai but, si.

Et ces activités ont un avantage énorme : votre enfant ne les vit pas comme du travail. Il vous aide en cuisine, il prépare son goûter, il range la table.

5 activités pour préparer la main à l’écriture

Télécharger la fiche des 5 activités (PDF gratuit)

1. Éplucher une orange ou une clémentine

Laissez votre enfant retirer la peau seul, en commençant par un petit trou fait avec l’ongle du pouce. Ensuite, il sépare les quartiers un par un.

Ce que ça travaille : la pince pouce-index, la force du bout des doigts et la coordination des deux mains : l’une tient, l’autre agit.

2. Écaler un œuf dur

Il tapote l’œuf sur la table, puis retire la coquille par petits morceaux, sans abîmer le blanc.

Ce que ça travaille : la précision et le dosage de la force. Trop fort, l’œuf s’abîme ; trop doucement, la coquille ne vient pas. C’est exactement ce réglage qu’il faut pour tenir un crayon sans le serrer.

3. Essorer le torchon ou l’éponge

Après avoir nettoyé la table, il essore le torchon mouillé au-dessus de l’évier en le tordant avec ses deux mains, dans des sens opposés.

Ce que ça travaille : la force de toute la main et la rotation du poignet, qui rend le tracé plus souple.

4. Utiliser une perforeuse

Donnez-lui quelques feuilles de brouillon, ou faites-lui perforer les pages à ranger dans un classeur. Une petite perforeuse à une main est idéale, comme celles de cette mallette de perforeuses fantaisie pour enfants.

Ce que ça travaille : la force de la paume et des doigts, et la capacité à appuyer de façon franche puis à relâcher.

5. Utiliser un économe

Avec vous à côté, il épluche une carotte ou une courgette, posée bien à plat ou tenue fermement de l’autre main. Choisissez un économe adapté à sa main, comme celui de ce kit d’ustensiles de cuisine pour enfants.

Ce que ça travaille : la coordination des deux mains, la tenue d’un outil et le contrôle de la direction du geste, de haut en bas.

Certains liens de cet article sont des liens affiliés : si vous achetez depuis ces liens, je perçois une petite commission, sans surcoût pour vous. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Les jeux d’autrefois qui préparent la main

Les jeux de cour de récréation de nos parents et grands-parents étaient de vrais entraînements pour les doigts. Ressortez-les !

Les billes

Pour lancer une bille d’une pichenette, avec le pouce ou avec l’index, un seul doigt doit bouger, avec une force dosée.

Ce que ça travaille : la dissociation des doigts et le contrôle de la force, deux choses dont on a besoin pour tenir un crayon sans le serrer.

La cocotte en papier

Il faut d’abord la plier, en marquant bien chaque pli, puis l’ouvrir et la fermer avec les doigts glissés dans les quatre pointes.

Ce que ça travaille : la précision des pliages, la pince pouce-index et la dissociation des doigts.

Distribuer les cartes

Proposez-lui de distribuer les cartes à chaque partie : il tient le paquet dans une main et fait glisser les cartes une à une avec le pouce. Ensuite, il tient son jeu en éventail.

Ce que ça travaille : la manipulation d’objets dans la main, celle qui permet de former les lettres rondes.

Le jeu de la ficelle

Une boucle de ficelle passée entre les doigts, et on crée des figures, seul ou à deux.

Ce que ça travaille : la dissociation des doigts et la coordination des deux mains. Attention, ce jeu peut être difficile pour les enfants qui ont de grosses difficultés de coordination, par exemple en cas de dyspraxie : dans ce cas, commencez par les autres.

Comment s’y prendre à la maison

  • Une activité par jour, intégrée à la vie de la maison : le goûter, le repas, le rangement.
  • Laissez-le faire, même si c’est plus long ou moins net. C’est l’effort qui fait progresser.
  • Encouragez la main qui n’écrit pas : elle tient, elle stabilise, elle aide. Elle compte autant que l’autre.
  • Restez à côté pour l’économe, et montrez-lui une fois le geste avant qu’il essaie.

Pour aller plus loin, vous trouverez d’autres idées dans mon article 4 exercices de motricité fine.

Quand les activités ne suffisent plus

Ces activités aident beaucoup d’enfants. Mais si, après plusieurs semaines, vous observez encore l’un de ces signes, il est temps de regarder de plus près :

  • votre enfant a mal à la main ou au poignet quand il écrit ;
  • il écrit beaucoup plus lentement que les autres élèves de sa classe ;
  • ses lettres changent de taille et de forme d’une ligne à l’autre ;
  • il évite d’écrire ou se met en colère devant une feuille.

Ces difficultés ne disparaissent pas toutes seules. Elles se travaillent, avec un accompagnement adapté à votre enfant.

Je reçois les enfants à la Maison médicale Coccinelle, à Bondoufle, en Essonne, en tant que graphopédagogue et éducatrice logico-mathématique. Dès la première séance, votre enfant repart avec des entraînements pour démarrer l’accompagnement efficacement.

Sa main fatigue toujours aussi vite ?

En première séance, j’observe son geste, sa posture et sa tenue de crayon pour trouver ce qui le freine.

Réserver une première séance de graphopédagogie

À lire aussi

4 exercices de motricité fine conseillés par votre graphopédagogue

Bien tenir son crayon dès le CP

Mon enfant écrit lentement : non, il n’est pas paresseux

Comment se déroule une séance de graphopédagogie ?

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *